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  «Je ne supporte pas d'être enfermé : laisse-moi partir.» | Ft. Waize.

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Eyther
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MessageSujet: «Je ne supporte pas d'être enfermé : laisse-moi partir.» | Ft. Waize.    Jeu 25 Juin - 23:43


Ft Waize 

«Je ne supporte pas d'être enfermé : laisse-moi partir.»

Il était quelque part. Après tout, il ne pouvait pas être nulle part, donc il était quelque part et c'était sans doute la seule conviction que ce chat avait : il était quelque part. Quelque part où il était depuis... depuis combien de temps ? Il ne le savait pas. Il ne savait pas grand chose, voir rien, pas même son nom, tout était confus, tout était diffus. Et il ne voulait pas chercher à savoir, il ne voulait pas chercher à comprendre, il voulait seulement se soustraire à ce qui l'étreignait, à tous les sentiments qui l'étourdissaient, à cette conviction qu'on l'observait en ce moment même. Alors qu'il était dans son lit, dans la Grotte des Atteints. Qu'était-ce d'ailleurs ? Il ne savait pas. Il ne savait plus. Il avait perdu tout certitude du monde réel, se retrouvant avec ses incertitudes d'un monde imaginaire. Des incertitudes qui le mélangeaient, qui s'ajoutaient aux voix, à ce qui le rendait si irritable, si instable. Des incertitudes d'un moment meilleur, plus beau, plus calme, mais d'un monde pire, plus affreux, plus... apocalyptique. D'un monde étrangement déchiré, un monde qui n'aurait de fin que le lendemain d'une chose qui aurait éclaté le cœur à plus d'un. Ainsi, il se retrouvait là, il ne savait pas trop où. Dans la Grotte, mais laquelle ? Il ne savait pas pourquoi. Ni comment. Ni le pourquoi du comment ou le comment du pourquoi. Il ne savait pas grand chose. Il ne savait rien, en fait. Mais il s'en fichait de ne pas savoir, ce n'était pas important. Il ne voulait pas savoir. Il ne voulait pas comprendre. Parce que comprendre serait faire face aux difficultés.. et il savait qu'il n'y était pas prêt. Ou peut-être qu'il ne le savait pas, comment pouvait-il en être sûr avec un esprit aussi confus que le sien ? Il se leva. Tremblant. S'étira. Tremblant. Il tremblait tout le temps. Faible. Si faible. Et si maigre. Ses côtés qui se voyaient. Terrifiant. Il était debout maintenant.
Le soleil est levé ? Je sais pas ! Mais si oui, les oiseaux doivent voler, parce que les oiseaux volent que lorsque le soleil est levé, puisque c'est leur nourriture et qu'ils doivent manger. Et la pluie, elle devrait tomber, mais non, la pluie est meurtrière, elle noie les pauvres petits poissons [...] et donc les chats, y parlent, mais pas comme moi, parce qu'ils me détestent et veulent pas me ressembler et que je suis un monstre, mais je suis pas un monstre ! Mais y disent que oui et y disent ça et ci, mais y le disent pas, mais je sais qu'y le pensent [...] et c'est comme ça, c'est tout.  
Eyther parlait. Parce qu'il parlait toujours. Toujours, parce qu'il aimait ça parler et parfois, il devait s'arrêter, parce que son cœur ne le supportait pas, mais il se remettait rapidement à parler. Qu'on l'écoute ou pas et maintenant, il parlait. C'était tout. Debout, isolé, dans la grotte, il parlait. Et puis soudainement, il avait envie de sortir. Trop oppressé dans le noir légèrement éclairé de la grotte, se sentant trop observé, trop vulnérable, même s'il ne l'avouerait jamais. Il voulait partir. Partir loin, très loin, pour ne plus être qu'un mauvais souvenir qui s'effacerait avec le temps, parce que les souvenirs s'effaçaient toujours et que lui, il savait qu'il était mort et qu'au bout d'un moment, les morts, ils deviennent des souvenirs. Et alors, il allait devenir un souvenir au final, et il voulait accélérer les choses, parce que de toute évidence, tous le détestaient et donc, personne ne s'ennuierait de lui, parce que les souvenirs étaient pleurés que lorsque les souvenirs comptaient. S'il ne comptait pour personne, qui serait là pour le pleurer ? Personne. Et Eyther savait que personne ne l'aimait. Tous voulaient qu'il meurt. Tous voulaient le voir disparaître. On le détestait. On était toujours après lui, pour lui dire comment être, pour mieux l'achever. En lui donnant l'impression de l'aider, mais en l'enfonçant. Il le savait ça et même si on lui prétendait le contraire, il n'était pas dupe.

Il sortit rapidement à l'extérieur. Aussi rapidement qu'il était possible, avec sa vitesse réduite, qui n'égalait bien évidemment pas celle des autres atteints ou encore des traqueurs. Surtout des traqueurs, fallait bien le dire. La vitesse des traqueurs était bien plus élevée que la sienne. Mais il sortit le plus rapidement possible de la grotte et s'éloigna de l'endroit central de l'île, celui où les grottes étaient. Il s'éloigna. Il savait où il devait aller. Mais il ne savait pas comment. Parce qu'il ne savait pas qu'il avait été chaton un jour. Il ne savait pas qu'il avait été sur Cerfblanc un jour, non. Il ne le savait pas. Pourquoi s'en ferait-il d'ailleurs ? Pourquoi devrait-il le savoir ? Ce n'était sans doute pas le plus important. Ce qui importait, c'était qu'il s'y rendait présentement. Rapidement. Enfin', à sa façon. Il se rapprochait de plus en plus de l'île et au fur et à mesure qu'il s'y rapprochait, il entendait des voix. L'eau. Il entendait l'eau, oui, c'était l'eau qui lui parlait. L'eau qui lui murmurait des choses à l'oreille, qui l'encourageait à avancer. Et alors, tout changea. Parce qu'à la base, il voulait fuir, mais maintenant, il voulait rejoindre l'eau. L'eau voulait de lui. Elle lui avait dit. Que si le Clan des Étoiles - le quoi ? - n'avait pas voulu de lui, et bien elle, elle voulait de lui.  Il s'y approcha. Il y était. L'eau. L'océan. Devant lui. Devant ses yeux. Alors il commença à entrer dedans. Sans voir le traqueur devant lui.  
L'eau est gentille. L'eau est gentille, bien plus que ces étoiles de merde qui me détestent comme les autres, parce que je suis et qu'eux, ils sont, mais pas comme moi. L'eau veut de moi comme les oiseaux veulent des poissons...  


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